Le nikah est un contrat, et non un sacrement : il repose sur le consentement des époux, la présence de témoins et la remise d'une dot à l'épouse.
Le consentement libre des deux parties, exprimé par une proposition et son acceptation, des témoins, et le mahr, dot versée à l'épouse et lui appartenant en propre. Les modalités varient selon les écoles juridiques et les traditions culturelles.
Seul le mariage civil produit des effets juridiques. Célébrer une union religieuse avant le mariage civil est une infraction pour le célébrant, et l'épouse comme l'époux se trouvent alors sans aucune des protections du droit de la famille.
Régime matrimonial, droits successoraux, protection en cas de séparation, filiation, droits sociaux. Une union uniquement religieuse ne confère aucun de ces droits, situation dont les conséquences apparaissent surtout en cas de décès ou de rupture.
Les époux peuvent choisir un régime de séparation de biens devant notaire avant la cérémonie civile, ce qui se rapproche du régime traditionnel de séparation des patrimoines. Ce choix doit être fait avant, non après.